Pourquoi l'égalité des chances à l'école n'existe pas? une vidéo Osons Causer


Ludo Torbey montre comment l'école reproduit des inégalités. Même s'il ne le nomme qu'à la fin de la vidéo, il fait référence à l'analyse de Bourdieu. 
Cette vidéo, très bien faite et attractive, permet de comprendre comment l'école transmet une culture dite légitime qui favorise la réussite des enfants des classes supérieures, et qui freine celle des classes défavorisées.

Les déterminants de la mobilité sociale

Vidéo support du travail à réaliser pour le jeudi 10 janvier.

Travail sur les déterminants de la mobilité sociale


Cours en amont à partir de la vidéo du site inverséco « les déterminants de la mobilité sociale »

Consigne : répondre aux questions en rédigeant de manière claire et précise, de sorte à constituer le cours  du III. Répartir les questions dans le A, B, et C du III.

IIIA) L’influence de la modification de la structure des emplois

L’évolution des emplois offerts impose une certaine mobilité sociale (Q3 et 4 ex6 à recopier ici)
Qu’est-ce que l’évolution de la structure socio-professionnelle ?
Qu’est-ce que la mobilité structurelle ?
La mobilité structurelle représente une part importante de la mobilité sociale, en particulier de la mobilité ascendante. Montrez-le.

IIIB) Famille et école permettent la mobilité sociale

-          Le rôle de l’école
L’école joue un rôle d’ascenseur social. Expliquez ce que cela signifie.
Le système scolaire a été de plus en plus massifié: on parle de massification scolaire. Montrez comment cette massification s’est faiote en distingaunt les deux temps de sa mise en place.
Cette massification scolaire a permis d’augmenter la mobilité sociale. Expliquez pourquoi.

-          Le rôle de la famille
La famille veut favoriser la promotion de ses enfants. Quand on observe les familles d'origine modeste, on voit que les enfants de certaines familles ont une réussite scolaire nettement supérieure à la réussite moyenne des enfants des familles similaires. Quand on cherche à expliquer ce différentiel de réussite, on trouve toujours une responsabilité particulière de la famille (volonté forte de s'intégrer à la société française pour les familles d'origine étrangère, volonté forte que les enfants ne connaissent pas des conditions aussi difficiles que leurs parents, etc…) qui se traduit en particulier par une grande attention aux résultats scolaires.

IIIC) Mais la famille et l’école ont aussi un rôle important dans la reproduction sociale

-          La famille transmet un capital économique, un cpital culturel et social à ses enfants, et contribue ainsi à la reproduction des inégalités et des positions sociales d’après Pierre Bourdieu.
Comment Pierre Bourdieu explique-t-il que le système scolaire français favorise la reproduction sociale ? (précisez le vocabulaire, définir, expliquer)
Distinguez les trois formes de capital culturel et donnez un exemple pour chacune.
L'école reproduit les inégalités en valorisant les élèves qui sont issus de familles bien dotées en capitaux de toutes sortes. L'école traite tous les enfants également, mais les enfants sont différents selon leur origine sociale. Et la culture qui est transmise et réclamée à l'école se rapproche beaucoup de la culture transmise par les milieux favorisés à leurs enfants.

-          Le paradoxe d’Anderson montre que l’école permet moins la mobilité ascendante.
Qu’est-ce que le paradoxe d’Anderson ? Comment l’expliquer (cause)?

-          Les inégalités de réussite scolaire sont le résultat de stratégies familiales différentes d’après Raymond Boudon.
            Les familles peuvent avoir des stratégies qui expliquent les différences d'orientation et de réussite scolaire. Par exemple, une famille ouvrière peut « se contenter » de souhaiter pour ses enfants des études à bac+2 dans la mesure où le diplôme obtenu, supérieur à celui obtenu par les parents, permettra à l'enfant de monter dans l'échelle sociale, sans que les sacrifices financiers faits pour la poursuite des études (une sorte d'investissement) ne soient trop lourds pour la famille. Il y a donc une sorte de calcul coût/avantage qui permet de conclure que ce niveau de diplôme est satisfaisant et suffisant. Les parents des classes aisées eux aussi essayer de faire progresser leurs enfants dans la hiérarchie sociale, mais comme le niveau social des parents est déjà élevé, ils vont plus souvent pousser leurs enfants à faire de longues études, et dans les cursus sélectifs.
Ainsi, il peut y avoir de la part des parents une stratégie résidentielle : dans quel quartier habiter pour que mes enfants aillent dans tel lycée réputé ? Il y a aussi une stratégie dans le choix des langues vivantes et des options, l'objectif étant que l'enfant soit dans une « bonne » classe, etc…


Correction exercice sur l'ampleur de la mobilité sociale dans la société française actuelle

Quelle est l’ampleur de la mobilité sociale ?
= Actuellement, la société française est-elle marquée par une forte mobilité sociale? Autrement dit, est-il courant de changer de PCS par rapport à ses parents? 
= dans quelle mesure la société française actuelle rend-t-elle possible la mobilité sociale des individus?

Données issues des tables de destinée et de recrutement de 2014-2015

Il s'agit d'un exemple de réponse, d'autre données bien sûr peuvent être choisies pour illustrer la mobilité sociale ou sa faiblesse.

A) Il y a une certaine mobilité sociale

- En particulier chez les employés. Seuls 13,9 % des employés sont fils d’employés, donc 86,1 % des employés connaissent la mobilité sociale. En particulier, 10 % des employés ont un père qui exerçait une profession intermédiaire, et 8 % ont un père cadre : ils connaissent un déclassement social.
- une mobilité sociale importante se constate aussi chez les artisans . Ainsi presque 80 % des fils d’artisans changent de position sociale par rapport à leur père (100-20,3). 24,3 % d’entre eux deviennent ouvriers, 22,9 % exercent une profession intermédiaire et 22,2 % deviennent cadres.
- cette mobilité sociale est souvent asc endante. Ainsi 25,5% des fils de professions intermédiaires sont devenus cadres.

B) Mais l’hérédité sociale reste importante

- La reproduction sociale est forte chez les agriculteurs et les ouvriers. En effet, 81,1 % des agriculteurs sont fils d’agriculteurs. De même, 57,5 % des ouvriers sont eux mêmes fils d’ouvriers, et 47,6 % des fils d’ouvriers deviennent ouvriers
- Les cadres sont surtout recrutés parmi les enfants de cadres. Ainsi 33,8 % des cadres sont enfants de cadres, alors que seulement 20 % d’entre eux sont enfants de professions intermédiaires, 19,3 % sont enfants d’ouvriers et 15,1 % sont enfants d’artisans.
- enfin, même quand il y a mobilité sociale on constate qu’elle se fait entre des PCS proches socialement. Par exemple, 43,3 % des employés sont fils d’ouvriers, deux catégories proches. Même en cas de mobilité ascendante, la progression dans la hiérarchie se fait progressivement : 22,9 % des fils d’ouvriers exercent une profession intermdiaire, mais moins de 10 % deviennent cadres.
Thème 4 Mondialisation et intégration européenne
Ch1 Quels sont les fondements du commerce international ?

Programme : En partant d’une présentation stylisée des évolutions du commerce mondial et en faisant référence à la notion d’avantage comparatif, on s’interrogera sur les déterminants des échanges internationaux de biens et services et de la spécialisation. On analysera les avantages et les inconvénients des échanges internationaux pour les producteurs comme pour les consommateurs. On présentera à cette occasion les fondements des politiques protectionnistes et on en montrera les risques. On s’interrogera sur les effets d’une variation des taux de change sur l’économie des pays concernés.

Notions : avantage comparatif, dotation factorielle, libre échange,

protectionnisme, spécialisation.

Problématiques :
- Comment expliquer l’essor et les changements de nature du  commerce international ?
- Dans quelle mesure le libre échange est-il favorable à l’économie ?
- Les politiques protectionnistes aujourd’hui : un frein utile au commerce international ?

Introduction
En décembre 2017, le journal Le Monde titrait : « La mondialisation, à consommer avec modération ? » et critiquait les accords de libre-échange. La mondialisation est ainsi l’objet de débats récurrents, certains la voyant comme une chance pour la croissance quand d’autres estimant ses effets plutôt défavorables.
On peut en préalable définir le processus de mondialisation comme l'émergence d'un vaste marché mondial des biens, des services, des capitaux et de la force de travail, s'affranchissant de plus en plus des frontières politiques, et accentuant les interdépendances entre les pays. Elle peut aussi être vue comme l’extension du capitalisme à l’échelle mondiale.
Alors pourquoi les pays échangent-ils entre eux ? Pourquoi un pays exportera-t-il plutôt des voitures que des ordinateurs ? Le libre-échange est-il toujours favorable ?

1. Les grandes évolutions du commerce international
A. Une explosion du commerce international depuis 1945
B. Les mutations de la nature des produits échangés.
C. L’évolution du poids des échanges entre les zones géographiques

2. Quels sont les déterminants des échanges internationaux et de la spécialisation ?
A. Des facteurs historiques
B. Les spécialisations des économies sont d’abord le résultat des avantages comparatifs des pays
C. Les Etats disposent de dotations factorielles différentes qui justifient leur spécialisation

3. Faut-il adhérer totalement au libre-échange ou recourir au protectionnisme ?
A. Les avantages et inconvénients du libre-échange
B. Les avantages et inconvénients du protectionnisme
C. Quels sont les effets du taux de change sur les bénéfices du commerce international ?