Problématique possible:
A quels moments est-il judicieux de recourir au protectionnisme et pourquoi? Est-il toujours avantageux? Quels sont ses effets négatifs, sont-ils suffisants pour justifier l'abandon des mesures protectionnistes?
Plan possible:
I. Le recours au protectionnisme se justifie dans certains cas
A. Pour protéger les industries naissantes
B. Pour protéger les secteurs vieillissants et l'emploi des pays développés (doc 2 concurrence des pays à bas salaire. Doc 4 pays riches)
C. Parce que les spécialisations ne sont pas équilvalentes et que le CI peut nuire aux pays du Sud (doc 4 PMA) II. Cependant le protectionnisme doit impérativement être limité
A. Car il nuit au pouvoir d'achat et à la diversité des produits disponibles (doc 3)
B. Car les producteurs ne sont pas incités à innover et différencier leurs produits (doc 3)
C. Au final, tropde protectionnisme freine la croissance (doc 1 CI favorise la croissance donc protectionnisme a l'effet inverse)
Vidéo sur les principes de fonctionnement du marché des changes: complément du cours sur l'impact du taux de change sur les exportations et les importations.
Du côté de chez le sidérurgiste allemand
Salzgitter (photo), on juge "incompréhensibles la décision et la hauteur
des amendes douanières sur nos produits".
(Crédits : Reuters)
Le département américain au Commerce va imposer des
taxes allant de 3,62% à 148,02% aux importations d'acier des
sidérurgistes d'Autriche, de Belgique, de France, d'Allemagne, d'Italie,
du Japon, de Corée du Sud et de Taiwan.
Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a fait part vendredi de sa "grande incompréhension" face à une procédure anti-dumping lancée aux Etats-Unis contre des sidérurgistes, dont deux allemands, qualifiée d'"étape dangereuse". "Je
ne peux que prendre connaissance avec une grande incompréhension de la
décision du ministère américain de l'économie d'une procédure
anti-dumping contre Salzgitter et Dillinger Hütte", a-t-il déclaré. Sa collègue de l'Economie, Brigitte Zypries, a elle indiqué "se faire du souci".
Une procédure engagée en avril 2016
Le
département américain au Commerce a communiqué jeudi dans un communiqué
la fixation finale de droits anti-dumping décidés pour des
sidérurgistes d'Autriche, de Belgique, de France, d'Allemagne, d'Italie,
du Japon, de Corée du Sud et de Taiwan, allant de 3,62% à 148,02%. Il
s'agit en fait d'une nouvelle étape dans une procédure engagée en avril
2016, donc lors de l'administration américaine de Barack Obama, à la
suite d'une plainte des sidérurgistes ArcelorMittal, SSAB et Nucor. Les
droits douaniers déjà instaurés en novembre et confirmés ou modifiés
jeudi deviendront définitifs que s'ils sont approuvés par une commission
américaine, devant se prononcer d'ici mai.
"Une étape dangereuse"
Si
les Etats-Unis maintiennent qu'il y a bien concurrence déloyale sur les
prix vis-à-vis des producteurs américains, les sidérurgistes européens
et autres visés auront bien à payer des tarifs plus élevés pour leurs
exportations dans le pays. Si la commission considérait que ce n'était
finalement pas ou plus le cas, ces droits douaniers seraient levés. "Malgré
nos interventions et celles de l'Union européenne, le ministère
américain a appliqué des méthodes de calcul contraires aux règles de
l'OMC dans le but de porter préjudice aux concurrents américains de
l'industrie sidérurgique", accuse Sigmar Gabriel. Le ministre allemand voit là "une étape dangereuse". "Nous,
Européens, ne pouvons accepter cela. L'Union européenne doit maintenant
étudier si elle dépose plainte auprès de l'Organisation mondiale du
Commerce", a-t-il ajouté.
Chantre du protectionnisme
Du côté de chez Salzgitter, on juge
"incompréhensibles la décision et la hauteur des amendes douanières sur
nos produits". "Le groupe Dillinger a déjà ajusté ses livraisons au
marché américain depuis l'annonce de ces amendes. Au vu des droits
prononcés et sous réserve de la décision finale, Dillinger va examiner
comment pouvoir servir ses clients aux Etats-Unis à l'avenir", a pour sa part indiqué vendredi à l'AFP l'autre sidérurgiste allemand concerné.
Chantre
du protectionnisme, Donald Trump semble vouloir donner corps à ses
promesses de ramener les emplois industriels aux Etats-Unis, si besoin
en imposant des taxes plus élevées sur les biens importés, un projet qui
va à contre-courant du consensus de ces dernières décennies sur le
libre-échange.
Avant de prendre ses fonctions de secrétaire
d'Etat américain au Commerce, Wilbur Ross a démissionné début mars de
son poste d'administrateur du géant de l'acier ArcelorMittal, basé au
Luxembourg.
La Suisse protège son agriculture par des quotas et des taxes douanières. Le coût du travail
étant très élevé, les exploitations agricoles suisses ne pourraient pas
soutenir la concurrence des autres pays européens sans ces mesures
protectionnistes. Lorsque la production locale de salades de mâche
suffit à satisfaire la demande nationale, des taxes douanières très
élevées découragent toute importation. Quand l'offre est insuffisante,
on autorise des quotas d'importation. Une belle illustration du
protectionnisme
Économie : l'Allemagne hausse le ton face à la Chine
Le durcissement de l'Allemagne face au géant chinois, un tournant qui sonne comme un retour au protectionnisme.
FRANCE 2 JT du 31/10/2016
Un vrai motif de fierté, ce robot. Angela Merkel le présentait elle-même à Barack Obama. Un
fleuron du Made in Germany. Mais ça, c'est du passé. Le fabricant est
aujourd'hui contrôlé par des actionnaires chinois. Ce fut un coup de
semonce pour le gouvernement allemand, désormais bien décidé à ne pas
laisser partir en Chine ses trésors industriels. Plusieurs ventes à des
actionnaires chinois sont donc suspendues.
Plus de fair-play
L'Allemagne
hausse le ton face à la Chine, un changement d'attitude plutôt salué
par les Allemands. Ce qui agace de plus en plus Berlin, c'est que les
investisseurs chinois font leurs achats en Allemagne sans problème quand
les entreprises allemandes font face, en Chine, à un marché beaucoup
plus fermé. Cela fait plusieurs mois que le gouvernement réclame plus de
fair-play. Pour autant, Berlin pourra difficilement aller plus loin.